QUALIFICATIONS ET COMPÉTENCES – JULES ANOUMBA QUALIFICATION AND COMPETENCIES

QUALIFICATIONS ET COMPÉTENCES – JULES ANOUMBA QUALIFICATION AND COMPETENCIES LIBREVILLE2005

QUALIFICATIONS ET COMPÉTENCES – JULES ANOUMBA QUALIFICATION AND COMPETENCIES LIBREVILLE2005

QUALIFICATION AND COMPETENCIES

Proviseur – Lycée Technique Fulbert Bongota – Moanda, Gabon

SUMMARY

The 21st century named the century of “excellence and competitiveness by the whole international community”. Since it began, no declaration, no speech made by the leaders of our planet can be given without alluding to “excellence and competitiveness”, as a way of expressing the importance attached to it from then on. Through this repetition, we can grasp the following message: “the country that will not adapt to this new reality will have no place in this world of globalisation”. Likewise, in professional areas, the following terms are often heard or reminded to people: training, competence, qualification, to quote but these. The words training, competence, qualification, excellence are so regularly repeated that we feel it to be our right to wonder why such an interest for abilities that were not recommended with such insistence earlier. Education permits the human being to develop his abilities, to acquire knowledge, and to assimilate the values of the group he belongs to in order to become a member of the society where he was born. Education and training then, must not only help the human being develop by acquiring professional skills in order to justify his level of qualification but also develop and protect his environment for a sustainable development., by means of his mastery of environmental parameters and an appropriate appreciation of the consequences attached to it. The mutations at all levels experienced today in our society. call out leaders of our countries on the coming consequences of our acts of today. The present symposium in this respect is particularly important insofar as much should be said on how to qualify the training of men and women responsible for the perpetuation of our society. Thus, qualification and competence, subject of my communication, to my mind, seem to be among others the criteria required for a sustainable development.

INTRODUCTION

Le troisième millénaire, comme nous le savons, est qualifié de siècle de « l’excellence et de la compétitivité » par l’ensemble de la communauté internationale. Depuis son avènement, plus aucune déclaration, plus aucun discours des dirigeants de notre planète n’est prononcé sans y faire allusion comme pour montrer l’importance qu’on y attache désormais. À travers ce matraquage, nous percevons le message suivant: le pays qui ne se conformera pas à cette nouvelle donne, n’aura pas sa place dans ce monde globalisant. De même, dans les milieux professionnels il est souvent entendu ou rappelé les termes : formation, compétences, qualification pour ne citer que ceux-là. Formation, compétences, qualification, excellence reviennent si souvent que nous sommes en droit de nous demander pourquoi cet intérêt pour des aptitudes qui n ‘étaient pas recommandées avec autant d’exigences hier ? L’éducation permet à l’être humain de développer ses aptitudes, d’acquérir des connaissances et d’assimiler les valeurs du groupe auquel il appartient pour devenir membre de la société dans laquelle il est né .

L’Éducation et la formation doivent donc non seulement amener l’homme à se développer par l’acquisition des compétences professionnelles pour justifier d’un niveau de qualification, mais aussi à développer et à protéger son environnement pour un développement durable par sa maîtrise des paramètres environnementaux et la juste appréciation des conséquences qui y sont liées. Les mutations sur tous les plans de notre société auxquelles nous assistons interpellent les dirigeants de nos pays sur les conséquences futures de nos actes d’aujourd’hui. La tenue de ce colloque revêt à ce sujet une importance particulière dans ce sens qu’il devrait se prononcer sur la qualification de la formation des femmes et des hommes en charge de pérenniser notre société. A ce titre, qualification et compétences sujet de ma communication me paraissent parmi tant d’autre, des critères exigés pour un développement durable. L’exercice d’une activité professionnelle aujourd’hui est subordonné à l’acquisition à l’issu d’une formation, d’une compétence professionnelle avérée. En effet, l’évolution technologique que nous connaissons à laquelle plusieurs pays du tiers monde ont du mal à intégrer à cause des difficultés de tous ordres qui les accablent, ne s’accommode pas avec l’à peu près. Le pilota à vue n’y est plus de mise.

UNE DIMENSION PÉDAGOGIQUE

Sur le plan pédagogique qui nous intéresse ici, la compétence est comprise comme une capacité exprimée par un verbe d’action qui ne laisse apparaître aucune interprétation contradictoire. En exemple : être capable de serrer une vis ‘c/ M 16 Hc’ avec une clef mixte. Il s’agit ici d’une habilité manuelle qui peut s’acquérir par l’exemple. S’Il est vrai que pour exécuter cette action il n’est pas  exigé un degré de connaissance technologique particulier, il est important pour celui qui serre la vis de connaître la constitution de la vis, celle de la clef qu’il utilise, pourquoi il serre, à quel moment il devra arrêter de serrer, pourquoi doit-il arrêter de serrer. Dans cet exemple, on constate à travers le questionnement qui suit, que la compétence professionnelle exige en plus de l’acquisition des habilités mutuelles, des connaissances théoriques associées. On retiendra ici, que tout acte doit être posé en connaissance de cause c’est à dire, en ayant au préalable mesurer ses conséquences immédiates et futures. La qualification sur le plan professionnel peut être définie comme une appréciation sur une grille hiérarchique de la valeur professionnelle d’un salarié en fonction de sa formation initiale, de son expérience, de la nature de son travail et de son niveau de responsabilité. Elle suppose donc la possession par le qualifié de certaines aptitudes ou capacités à accomplir certaines tâches. Mais ces connaissances, ces aptitudes ne peuvent que par la formation qui elle- même vise l’acquisition des compétences professionnelles. Comme on le voit, sans compétences professionnelles avérées, point de qualification professionnelle. Le degré de compétence professionnelle justifie celui de la qualification.

QUALIFICATION ET COMPÉTENCES

Dans le contexte du développement durable, qualification et compétences me paraissent indissociables. Le développement durable exige en effet, que la maîtrise du geste soit complétée par sa connaissance, son explication, sa justification. Il ne peut en être autrement dans la mesure ou l’évolution des sciences et technologiques exigent des qualifications de plus en plus pointues, les formations qui y sont liées de ce fait, se conformer à cette exigence. Le siècle de l’excellence je dirais de meilleurs parmi les meilleurs, exige de chaque pays une éducation technologique à tous les niveaux de qualification pour un développement durable. La superstructure n’est durable que si l’infrastructure qui la soutient est implantée avec des méthodes techniquement éprouvées et scientifiquement avérées. Avoir la connaissance des techniques utilisées et être capable des les expliquer, c’est ce type de citoyen que les pays du tiers monde doivent s’atteler à former. La qualification au- delà d’un facteur déterminant de compétitivité devient aujourd’hui un véritable mode de vie, une culture que tous les pays doivent accepter afin d’aboutir à un développement durable.

Dans le domaine de l’apprentissage, l’évolution de la didactique, de la connaissance, a engendré de nouveaux vocables tels l’approche par défis du présent et ceux qui se profilent à l’horizon, les pays du tiers monde doivent engager des réformes d’envergure dans le secteur de l’éducation et de la formation. L’enjeu est important car nous entrons de plus en plus dans le cercle de la compétitivité qui veut des hommes biens formés afin de pérenniser le développement du tiers monde et permettre à ces citoyens d’accéder aux emplois internationaux. Pour y parvenir, les États doivent se mettre ensemble pour développer des politiques adaptées à toutes les couches de la société afin d’aboutir à des niveaux de compétences et de qualification à même de contribuer à un développement qui réponde à nos besoins aujourd’hui sans pour autant compromettre la capacité de générations future à répondre aux leurs. Dans ce sens, l’éducation et la formation doivent être données à l’intérieur d’un cadre législatif et réglementaire précis élaborés par les différents acteurs que sont : les entreprises,  les pouvoirs public et la société civile. Ici se pose la question de l’efficacité de nos systèmes d’éducation et de la formation qui ne semble pas en adéquation avec le contexte du moment. L’élitisme qui caractérise nos systèmes éducatifs actuels ne favorise pas l’acquisition par les jeunes d’une compétence professionnelle parce que ne trouvant pas pour la plupart une offre de formation conforme à leurs aspirations. La maîtrise à tout points de vue des sciences et techniques est un passage obligatoire pour tendre vers l’excellence et garantir aux jeunes d’aujourd’hui des lendemains meilleurs.

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